prescrire.org > Tous les articles en Une > Les 100 derniers > Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) : anticiper et accompagner l'arrêt du traitement

Article en Une

Chaque mois, la Rédaction publie des informations en accès libre.

Les 100 derniers :  1 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | 90

Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) : anticiper et accompagner l'arrêt du traitement

Un traitement prolongé par IPP expose à des effets indésirables parfois graves. Son arrêt doit être anticipé, préparé et progressif.

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont parmi les médicaments les plus prescrits. Ils semblent souvent utilisés de manière inappropriée, notamment dans des situations ne justifiant pas leur utilisation, à des doses trop élevées ou pris de façon prolongée inutilement.

Les IPP disponibles en France sont : l'oméprazole (Mopral° ou autre), l'ésoméprazole (Inexium° ou autre), le lansoprazole (Lanzor°, Ogast° ou autre), le pantoprazole (Eupantol°, Inipompe° ou autre) et le rabéprazole (Pariet° ou autre). Ils sont autorisés dans certains reflux gastro-œsophagiens symptomatiques, les œsophagites, les ulcères gastroduodénaux ; et en cas de prise d'un anti-inflammatoire non stéroïdien, uniquement chez certains patients à risque particulièrement élevé d'ulcère gastro-duodénal.

En général, la durée de traitement préconisée est de l'ordre de 4 semaines, et jusqu'à 8 semaines maximum. Après quelques semaines de traitement, l'arrêt de l'IPP expose à un rebond d'acidité gastrique qui incite souvent à reprendre le médicament. Or, la prise d'un IPP au long cours expose à des effets indésirables parfois graves, notamment infectieux, osseux, rénaux et cardiovasculaires.

Pour faciliter l'arrêt du traitement, une attitude pragmatique consiste à proposer une réduction des doses d'IPP, puis un espacement des prises, puis une prise d'IPP uniquement en cas de symptômes gênants, puis un arrêt complet du traitement. Un recours transitoire à un antiacide est souvent utile. Les difficultés d'arrêter un traitement par IPP sont une raison de ne commencer un traitement par IPP qu'en cas d'échec des antiacides et des mesures autres que médicamenteuses.

©Prescrire 1er juin 2022

• Texte complet : 

"Arrêt d'un traitement par inhibiteur de la pompe à protons" Rev Prescrire 2022 ; 42 (464) : 452-454. Réservé aux abonnés.

Je m'abonne à Prescrire

 

Partager
Partager sur Facebook Partager sur Twitter


Voir aussi :

"Prise de plusieurs
médicaments en même
temps : tenir compte
du risque d'interactions"
(Octobre 2021)
Accès libre

"Inhibiteurs de la pompe
à protons : savoir éviter
des risques injustifiés,
et savoir "déprescrire""
Rev Prescrire 2021 ;
41 (450) : 256.
Pdf, réservé aux abonnés

"Inhibiteurs de la pompe
à protons (Mopral° ou autre) :
éviter leur utilisation
à long terme"
(Octobre 2018)
Accès libre

"Inhibiteurs de la pompe
à protons : augmentation
de la mortalité"
Rev Prescrire 2018 ;
38 (420) : 749-751.
Pdf, résevé aux abonnés

"En France, des millions
de patients exposés
aux inhibiteurs de la pompe
à protons"
Rev Prescrire 2018 ;
38 (420) : 751.
Pdf, réservé aux abonnés

"Inhibiteurs de la pompe
à protons : profil d'effets indésirables"
Rev Prescrire 2018 ;
38 (420) : 750.
Pdf, réservé aux abonnés


À découvrir :

Tous les Articles en Une
depuis 2002
Accès libre >