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À la Une
Avant la conception, pendant la grossesse et juste après la naissance : des moments-clés pour repérer les vulnérabilités

En France, la santé périnatale est source de préoccupations : la mortalité infantile est en hausse depuis 2012 ; de nombreux enfants sont à la rue avec leurs mères ; la première cause de mortalité maternelle est le suicide ; entre 10 et 20 % des mères souffrent de dépression du post-partum (1à3). En 2020, le rapport des "1 000 premiers jours" a conduit à renforcer l'attention des professionnels face aux risques accrus autour de la naissance d'un enfant et à mettre en place différentes mesures (a). C'est le cas notamment de l'entretien postnatal précoce et de la création d'un congé supplémentaire de naissance, différent du congé parental (b)(4)

Paroxétine chez les adolescents : toujours pas de révision d'un article trompeur 20 ans après

Depuis sa parution en 2001 dans le Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry (Jaacap), un article rapportant les résultats de l'essai clinique dit Étude 329 a suscité des réactions opposées. Il a été, à la fois, souvent cité pour promouvoir l'usage des antidépresseurs chez les adolescents, et l'objet de critiques et de demandes de rétractation, en vain (1à3). Fin septembre 2025, le journal lui a ajouté une « mise en garde » dans sa version numérique (expression of concern, en anglais)(1,2)

Formation Libre accès
Les Thématiques (Session janvier-avril 2027) - Au cœur de la pratique de soin

La pratique de soin mobilise des connaissances et des savoir-faire nombreux et divers, à adapter selon la situation clinique, les particularités de chaque patient et la profession du soignant (médecin, pharmacien, infirmier, etc.)

Médicaments et évaluations
Nintédanib (OFEV°) et diverses pneumopathies interstitielles chez les enfants et les adolescents

Le nintédanib est un inhibiteur de diverses tyrosine kinases, avec un effet antifibrotique et antiangiogenèse (1à3). Dans l'Union européenne, il est notamment autorisé sous le nom commercial Ofev° (firme Boehringer Ingelheim) chez des adultes atteints d'une pneumopathie interstitielle diffuse en lien avec une sclérodermie systémique, et dans d'autres formes de pneumopathies interstitielles diffuses fibrosantes, des affections pulmonaires rares et graves. Dans ces situations, il est à écarter des soins en raison de l'absence d'intérêt clinique démontré et des effets indésirables graves auxquels il expose, dont atteintes hépatiques, troubles thromboemboliques, hémorragies, perforations digestives, et troubles digestifs pouvant conduire à une déshydratation (1à3)

Vaccin RSVPreF (ABRYSVO°) et prévention des formes graves d'infections par le VRS à partir de l'âge de 60 ans

Chez les personnes âgées de 60 ans ou plus, les infections par le virus respiratoire syncytial (VRS) se manifestent principalement par des infections respiratoires aiguës, sans signes cliniques spécifiques. Ces infections exposent à une décompensation d'une maladie préexistante ou à une détresse respiratoire aiguë. Leur prévention repose surtout sur des mesures générales visant à limiter la transmission des virus à l'origine d'infections respiratoires, notamment le lavage fréquent des mains, voire le port d'un masque (1,2)

En situation de soins
Santé et société
Epi-Phare : épidémiologie des produits de santé en France, dans l'intérêt des patients

Dans la bande dessinée "Mediator. Un crime chimiquement pur", on voit Irène Frachon, pneumologue, s'exclamer : « C'est le Père Noël ! » quand elle apprend, en 2009, alors que le benfluorex (ex-Mediator°) n'est toujours pas retiré du marché français, qu'un médecin de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) accepte confidentiellement d'étudier les risques de cet anorexigène à partir des données de la CNAM, portant sur des millions de patients (1). Ce médecin a joué un rôle décisif en montrant, sans attendre une mobilisation de sa hiérarchie, un risque de chirurgie pour remplacement valvulaire cardiaque environ 4 fois plus grand en cas d'exposition au benfluorex (1,2). Prescrire salue alors « un exemple d'exploitation des données de l'assurance maladie bienvenue dans l'intérêt des patients » (2)

Haltes soins addictions : nouveau sursis et énième évaluation attendue en 2027

Mise en place pour six ans, à partir de 2016, l'expérimentation nationale des haltes soins addictions a été prolongée une première fois en 2022 jusqu'en 2025, puis une deuxième fois, dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, jusqu'au 31 décembre 2027 (1,2). En 2026 y participent les salles Jean-Pierre Lhomme (à Paris) et Argos (à Strasbourg). Un arrêté prolonge jusqu'à fin 2027 la désignation respective des associations Gaïa et Ithaque pour les gérer (1,3). Ces dernières années, de nombreuses instances officielles ont évalué les haltes soins addictions et conclu à leur utilité (1,4)

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