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Évaluation des médicaments : dans l'intérêt des patients, il faut des preuves solides

Au décours de la pandémie de covid-19, certains ont opposé soins et recherche, justifiant ainsi l'accès à des médicaments non évalués dans cette situation. Au risque pour les patients d'utiliser des médicaments non efficaces mais non dénués d'effets indésirables.

La pandémie de covid-19 a bousculé beaucoup de certitudes et ses conséquences à long terme sont inconnues. Impressionnant, ce qu'a pu provoquer un virus, guère plus qu'un bout de chaîne moléculaire, en quelques mois, sur l'ensemble de la planète.

Dans le domaine de la santé, la médecine fondée sur les preuves a été attaquée par certains comme ennemie des soins, et on a vu se multiplier des "études" artisanales, souffrant de multiples biais.

Fin mars 2020, une équipe française a médiatisé les résultats d'une étude présentée comme montrant l'efficacité de l'hydroxychloroquine (Plaquénil°) dans le covid-19. Cette nouvelle a rapidement fait le tour de la planète et suscité d'immenses espoirs, malgré la grande fragilité des données publiées.

Comme s'il ne fallait pas tenir compte de l'évolution naturelle de la maladie pour juger de l'effet de tel ou tel médicament, comme s'il ne fallait plus tenir compte des risques des traitements envisagés. Comme s'il ne fallait pas évaluer méthodiquement les options de traitement pour d'abord ne pas nuire au patient, ni dilapider les ressources communes.

Une partie importante de notre capacité à faire face durablement à la pandémie de covid-19 passe par la démarche épidémiologique et par la recherche et développement de médicaments et de vaccins. Cela s'appuie sur ce que l'esprit humain a acquis en termes de sciences et de méthodes, dont la démonstration de la preuve, et l'esprit critique exercé à bon escient. En médecine comme ailleurs, sans pensée magique.

©Prescrire 1er juillet 2020

• Textes complets :

"Raison garder" Rev Prescrire 2020 ; 40 (441) : 481. Accès libre.

"Besoin de preuves : dans le covid-19 aussi" Rev Prescrire 2020 ; 40 (441) : 532. Accès libre.

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