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Infections vulvovaginales non sexuellement transmises : traitements de premier choix

Les infections vulvovaginales non sexuellement transmises n'exposent pas à des complications graves. Il est raisonnable de ne traiter qu'en cas de symptômes gênants, par métronidazole oral (Flagyl°) dans les vaginoses bactériennes, et par antifongique azolé vaginal dans les candidoses.

Chez les femmes gênées par des écoulements vaginaux, un prurit vaginal ou des irritations vulvaires, les causes d'infections vulvovaginales non sexuellement transmises les plus fréquentes sont : les vaginoses bactériennes, caractérisées par une modification de la flore vaginale avec prolifération de diverses bactéries ; et les candidoses vaginales (mycose vaginale à Candida albicans), souvent récidivantes. Un examen direct des sécrétions vaginales et éventuellement un examen microbiologique au laboratoire permettent de confirmer le diagnostic d'infections vulvovaginales.

Chez les patientes atteintes d'une vaginose bactérienne sans symptôme gênant, il est raisonnable d'attendre une évolution favorable de l'affection sans traitement. Quand les symptômes sont gênants, le métronidazole oral (Flagyl°) en prise unique est le traitement de premier choix, y compris pendant la grossesse. Le métronidazole vaginal est une alternative, à condition, quand il s'agit d'ovules, d'informer les patientes du risque de rupture de préservatif ou de diaphragme en latex. Le métronidazole expose à un effet dit antabuse (rougeur du visage, sueurs, céphalées, palpitations) en association avec l'alcool qui justifie d'éviter la prise de boissons alcoolisées pendant le traitement.

Lors d'un premier épisode ou d'une récidive de candidose vaginale, le traitement de premier choix est un antifongique azolé par voie vaginale tel que : clotrimazole (Mycohydralin°), éconazole (Gynopevaryl° ou autre), miconazole (Gyno Daktarin°). Chez les femmes enceintes, le miconazole par voie vaginale est à préférer.

©Prescrire 1er août 2019

"Infections vulvovaginales non sexuellement transmises" Rev Prescrire 2019 ; 39 (430) : 596-604. (pdf, réservé aux abonnés)

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