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Spondyloarthrite axiale : adapter le traitement à la gêne du patient

En l'absence de traitement permettant une guérison définitive, différents traitements, médicamenteux ou autres, visent à soulager les patients gênés par une spondyloarthrite axiale.

Une spondyloarthrite axiale (anciennement dénommée spondylarthrite ankylosante) est un rhumatisme inflammatoire chronique touchant notamment certaines articulations du bassin et la colonne vertébrale. Elle est parfois confirmée par des signes radiographiques caractéristiques. Évoluant par poussées, elle entraîne, chez une minorité de patients des raideurs articulaires et une perte importante de mobilité du rachis.

Mi-2021, on ne connaît pas de traitement qui guérisse cette maladie. Les traitements visent à soulager la douleur, diminuer la raideur articulaire et limiter les troubles de la mobilité. Les traitements de premier choix sont des exercices physiques pratiqués plusieurs fois par semaine, à compléter en cas de douleurs par un traitement par anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), continu ou à la demande, tel que l'ibuprofène ou le naproxène.

Chez les patients insuffisamment soulagés par un traitement par AINS, ou pour lesquels les AINS sont à écarter, un traitement par un anti-TNF alpha, pour lequel on dispose d'un recul d'utilisation suffisant, est à envisager. Par exemple, l'infliximab (Remsima°, Remicade° ou autre), l'étanercept (Enbrel° ou autre), voire l'adalimumab (Humira° ou autre), sans que leur efficacité à long terme soit connue. Ces traitements justifient une surveillance régulière des effets indésirables (infections, cancers, etc.), une réévaluation de leur efficacité et un accompagnement en cas d'arrêt du traitement, avec réduction progressive des doses pour limiter les risques de rechutes. Toute grossesse est à éviter au cours d'un traitement par anti-TNF alpha et pendant toute la durée de son élimination.

L'ixékizumab (Taltz°), le sécukinumab (Cosentyx°), le méthotrexate (Novatrex° ou autre), les corticoïdes par voie locale ou générale et les opioïdes ont peu de place pour soulager les patients gênés par une spondyloarthrite axiale. Les manipulations vertébrales sont à écarter.

©Prescrire 1er novembre 2021

• Texte complet : 

"Spondyloarthrite axiale" Rev Prescrire 2021 ; 41 (457) : 837-845. Réservé aux abonnés.

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Voir aussi :

"Spondyloarthrite axiale.
Un diagnostic parfois
difficile à étayer"
Rev Prescrire 2021 ;
41 (454) : 590-595.
Pdf, réservé aux abonnés


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